Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, la création monétaire est entièrement dépendante des indicateurs exo-économiques. Cela signifie que la monnaie nouvellement créée ne peut plus être empruntée (comme c’est le cas actuellement par le biais du système de réserve fractionnaire), mais devra nécessairement être donnée.

Pour correspondre aux principes de l’EBI, cette monnaie-don devra nécessairement être distribuée à tous les acteurs du pays, c’est à dire, les citoyens, l’État et les entreprises. La monnaie étant intrinsèquement liée à l’état global de la consommation de ressources et à l’état de la biodiversité, tous les acteurs seront donc concernés directement par une baisse ou une hausse des indicateurs, ce qui permettra, entre autres choses, d’obtenir une information cruciale pour tous les acteurs : l’état global de la pression environnementale que le pays exerce.

Comme il n’est pas souhaitable d’exploiter la totalité des ressources et qu’il est au contraire préférable de les économiser sur le long terme, cette monnaie correspond à l’étendue des ressources non exploitées et semble donc être un indicateur de valeur plus durable que celui de la capacité de production.

Ce type de création monétaire permet donc de coupler l’endo-économie à l’exo-économie et de faire correspondre l’un vis-à-vis de l’autre.

Si par exemple, les indicateurs baissent, signifiant une surconsommation de ressources et une diminution de la biodiversité, alors la quantité de monnaie nouvellement créée baissera elle aussi, ce qui suggère un appauvrissement du pays et donc une moins grande consommation de ressources par la suite et une diminution de la production et de l’investissement. Cette diminution de la consommation, de la production et de l’investissement engendre de nouveau des effets positifs sur l’environnement, qui eux-même permettent une plus grande création monétaire l’année suivante. Ce cycle se perpétue jusqu’à l’équilibre entre la masse monétaire de la zone économique et la pression environnementale que l’endo-économie exerce.

Cette inversion de la création de la richesse pourrait transformer une économie qui crée sa richesse sur la destruction de ressources vers une économie créant sa richesse sur la préservation de ces dernières.

En somme, il s’agit d’une création monétaire à partir de la nature  “ex naturae” et non au détriment de celle-ci.

Dans l’EBI, il existe un second mécanisme de création monétaire fondé sur l’investissement dans des projets à vertus mélioratifs sur les indicateurs exo-économiques, il sera expliqué par la suite. Mais avant cela, nous allons aborder le sujet de la destruction monétaire.

CC BY-NC-ND 2.0 / 2019-2020 Ex Naturae ONG

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