Comme nous l’avons vu, l’endo-économie est tributaire de la “bonne santé” de l’exo-économie et cette dernière se mesure par l’intermédiaire de trois indicateurs. En effet, pour pouvoir quantifier l’influence que le développement humain peut avoir sur l’environnement, il faut pouvoir s’appuyer sur des indicateurs qui donneront une image globale de la situation exo-économique. Nous pouvons distinguer à ce stade trois indicateurs qui englobent toutes les ressources que nous utilisons pour faire fonctionner l’endo-économie.

L’indice de biodiversité

La biodiversité est indispensable au bon maintien des endo-économies humaines, l’absence ou la diminution de la biodiversité serait en effet extrêmement dommageable au bon fonctionnement endo-économique. Il est donc indispensable de considérer sérieusement cette question. Dans l’EBI, l’indice de biodiversité n’est pas seulement établi sur la base des espèces que nous exploitons, mais sur une évaluation aussi complète que possible (en fonction des outils techniques et méthodologiques disponibles) de la biodiversité d’un territoire. Cette intégration nous sort d’une perception de la nature anthropocentriste (où le vivant est bien souvent considéré comme une ressource gratuite à exploiter) pour parvenir à une vision de complémentarité avec les autres espèces. Ce qui est en accord avec le deuxième principe de l’EBI  qui propose de tendre vers un échange mutuel de l’énergie/matière avec les non humains en permettant leurs développements autant que le notre.

L’indicateur est évalué sur une échelle de 0 à 2.

  • 0 correspond à une absence totale de biodiversité
  • 1 correspond à une biodiversité équivalente à une date référence (1970 pour l’indice planète vivante).
  • 2 correspond à une biodiversité maximale d’une zone géographique sans activité humaine.

L’indicateur de biodiversité se mesure à l’échelle d’un État et sur une période de temps estimée à une année. Lorsque la biodiversité d’un territoire ne diminue et n’augmente plus, l’indice reste stable, permettant ainsi de considérer une stabilité entre l’activité endo-économique d’un État et la biodiversité du territoire.

L’indice d’empreinte écologique

Cet indice correspond aux ressources renouvelables que nous exploitons et à leur taux de régénération, mais aussi aux pollutions que nous diffusons dans l’environnement. Il quantifie donc notre captation de ressources renouvelables de notre environnement en fonction de la biocapacité terrestre. Il existe déjà un indice d’empreinte écologique qui pourrait être adapté à l’EBI. Celui-ci nous assurerait une gestion soutenable des ressources renouvelables.

L’indicateur est évalué sur une échelle de 0 à 2.

  • 0 correspond à une consommation de toutes les ressources renouvelables disponibles et à une pollution maximale.
  • 1 correspond à une consommation de ressources équivalente à la biocapacité du territoire.
  • 2 correspond à une absence de consommation de ressources renouvelables et à une absence de pollution.

Tout comme l’indice de biodiversité, celui-ci tend vers une stabilité lorsque le taux de ressources renouvelables est équivalent à la biocapacité disponible du pays.

L’indice de ressources non renouvelables

L’endo-économie est dépendante des ressources non renouvelables et ces dernières ont la particularité, comme leur nom l’indique, d’être des stocks finis qui ne peuvent se renouveler naturellement ou sur des échelles de temps incompatibles avec la vitesse d’extraction. Par conséquent, la gestion des ressources non renouvelables est un paramètre indispensable à prendre en compte. Dans l’EBI, ces ressources sont mesurées sous la forme de flux consommés par rapport au stock mondial disponible en intégrant le recyclage de ces matériaux.

L’indicateur est évalué sur une échelle de 0 à 2.

  • 0 correspond à une consommation de toutes les ressources non renouvelables disponibles.
  • 1 correspond à une consommation soutenable des ressources non renouvelables par personne par rapport aux stocks disponibles et au recyclage. Il s’agit d’un paramètre à définir en fonction de la durabilité souhaitable (100 ans, 1000 ans, 10000 ans de réserves).
  • 2 correspond à une absence de consommation de ressources non renouvelable.

L’indice d’équilibre dynamique

Il s’agit d’une moyenne des trois indicateurs, qui permet la “conversion” des résultats des indicateurs en création monétaire. De ce fait, plus les indicateurs tendent vers 0, plus la création monétaire diminue, impactant ainsi négativement l’activité économique et à l’inverse, plus les indicateurs tendent vers 2, plus la zone économique s’enrichit, permettant une plus grande consommation de ressources. L’indice d’équilibre dynamique fait donc la jonction entre l’exo-économie et l’endo-économie et permet de stabiliser cette dernière.

CC BY-NC-ND 2.0 / 2019-2020 Ex Naturae ONG

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