L’économie bio-intégrée nécessite un relevé constant des indicateurs exo-économiques. Cela signifie que ces données ne doivent pas être falsifiées pour qu’elles puissent avoir une cohérence et être fonctionnelles. De plus, la méthode de calcul des indicateurs et la prise en compte ou non de certaines données peuvent non seulement fausser les résultats, mais aussi induire en erreur sur l’appréciation des indicateurs. Par exemple, si un État était garant de la gestion de ses indicateurs, il pourrait les modifier à sa guise afin qu’ils correspondent à des objectifs politiques indépendants de la véracité des données exo-économiques. Ou encore, plusieurs États pourraient avoir des méthodes de calcul complètement différentes en fonction de ce qui les arrangeraient.

Cela est problématique, car si les indicateurs ne mesurent par l’état observable de la consommation de ressources et l’état de la biodiversité, alors ils n’ont aucune raison d’être. De ce fait, à Ex naturae, nous pensons qu’un tel système économique ne peut se mettre en place que par l’intermédiaire d’une organisation internationale indépendante, transparente et controlée. Cette organisation internationale serait garante des missions suivantes :

  • mettre en place l’EBI dans les États qui souhaiteraient y souscrire
  • organiser la prise de données, les modes de calculs et les vérifications concernant les indicateurs exo-économiques
  • créer la monnaie pour les États, les entreprises et les citoyens d’un pays par le biais d’une banque centrale dédiée
  • détruire la monnaie de la même manière dans tous les pays qui entreraient dans une EBI
  • s’occuper des certifications, vérifications, remboursements et de la création monétaire propre aux PCED
  • disposer d’un mode de gouvernance partagé entre tous les pays adhérents qui ne pourra interférer avec les doctrines politique des États membres et non membres, mais se cantonner à l’aspect technique de l’EBI (mode de calcul, prise de donnée, etc)

L’Organisation internationale est donc basée sur l’incitation des États à y adhérer et n’entend pas intervenir sur le champ de l’orientation politique des États, mais seulement sur la création et la destruction monétaire. En ce sens, l’EBI n’impose pas un type de régime politique particulier, mais s’adapte à tous les types de régimes politiques et donc, pourrait être mis en place dans tous les pays sans changer profondément la nature de l’organisation politique.

Attention cependant ! L’objet de l’EBI n’est pas l’organisation du pouvoir et il ne saurait juger les régimes politiques mis en place dans les pays désirant l’appliquer. Ces orientations sont des choix externes à l’EBI, qui utilisent des moyens dédiés et appartiennent aux peuples. Ils n’entrent pas dans le champ d’action de l’EBI, qui reste monétaire et environnemental.

CC BY-NC-ND 2.0 / 2019-2020 Ex Naturae ONG

Nous contacter

Votre message.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?

%d blogueurs aiment cette page :