Série pédagogique — Comprendre l’EH
Mesurer l’état de la planète pour piloter l’économie
Pour que le couplage entre exo-économie et endo-économie fonctionne, il faut un signal fiable. Comment mesurer l’état du système biophysique de manière agrégée, comparable et exploitable pour le pilotage économique ? C’est le rôle des indicateurs exo-économiques.
Trois dimensions mesurées
L’EH propose de structurer la mesure de l’exo-économie autour de trois grandes dimensions biophysiques, chacune captée par un indicateur dédié. L’Indice de Biodiversité (IBD) mesure l’état de la diversité biologique et des écosystèmes. L’Indice d’Empreinte Écologique (IEE) mesure la pression humaine sur les ressources renouvelables et les capacités de régénération. L’Indice de Ressources Non Renouvelables (IRNR) mesure l’état des stocks de ressources non renouvelables mobilisées par l’activité économique.

L’Indicateur d’Équilibre Dynamique (IED)
Ces trois indicateurs sont agrégés en un signal synthétique unique : l’IED. C’est lui qui conditionne directement les mécanismes monétaires. Quand l’IED est élevé (état biophysique favorable), les mécanismes de création monétaire sont expansifs. Quand il se dégrade, ils se contractent. L’IED est le thermostat de l’économie homéostatique.
Précision — Apport du Working Paper
Le Working Paper consacre une section entière (Section 6) à la construction, au rôle systémique et aux limites de l’IED. Ses problèmes ouverts sont nombreux et centraux : sélection des dimensions à retenir, construction d’indicateurs agrégés à partir de données hétérogènes, prise en compte des seuils et irréversibilités, résistance à la manipulation. La gouvernance de l’IED — qui le construit, qui le valide, comment prévenir la capture — est un chantier de recherche majeur.
