Théorisée en 2019 par Stéphane Hairy et Benjamin Albouy, l’économie à équilibre dynamique, aussi nommée économie couplée, est un modèle macro-économique souhaitant mettre en lien l’économie humaine avec les ressources et le vivant dont, l’économie est tributaire pour son bon fonctionnement. En somme, il s’agit de considérer l’environnement qui permet à notre économie et à notre espèce de vivre en “couplant” notre économie avec notre environnement.

Dans la lignée des travaux qui tentent de mettre en lien l’économie, la thermodynamique, l’écologie ou encore la biologie, l’EED s’ancre dans le courant de l’économie écologique aussi nommée  bioéconomie. De Frederick Soddy, pionnier sur ces réflexions, à Nicholas Georgescu-Roegen, un des inspirateurs du mouvement de la décroissance et de l’économie écologique, en passant par Herman Daly, critique de la croissance économique et proposant une économie dite “stationnaire”,  l’EED propose une continuation de ces travaux par la matérialisation d’un modèle économique applicable, à l’échelle de zones économiques internationales.

Pourquoi l’économie à équilibre dynamique ?

Nous pensons que la situation planétaire actuelle, (destruction de la biodiversité, pollution, exploitation des ressources, etc), est en grande partie causée par le développement d’un système économique qui ne prend pas en compte les contraintes naturelles. Ni le Vivant, ni les ressources, ne sont pris en considération dans les principes fondateurs de notre économie moderne. En ce sens, l’humanité semble totalement démunie face à ce défi gigantesque.

Nous pensons chez Ex Naturae, qu’il est non seulement possible d’envisager une sortie de crise efficiente, mais aussi un avenir soutenable pour les générations humaines futures et le Vivant non humain. A cet effet, la proposition de l’économie à équilibre dynamique ne s’ancre pas dans un énième aménagement micro-économique, mais bien, dans un changement systémique macro-économique. Nous pensons donc que le principal problème réside dans les règles sous-jacentes au système économique actuel qui ne concorde pas avec la réalité physique de notre monde.

Ainsi, l’EED propose une solution économique qui tente de concilier la “réalité économique” avec la “réalité physique” en proposant une refonte du système économique dans ses fondements.

Sur quelles bases s’appuient l’EED ?

L’EED est principalement inspirée des phénomènes émergents naturels et plus particulièrement de certains principes liés à la thermodynamique, la biologie et l’écologie (au sens scientifique du terme). Par conséquent, nous avons voulu nous inspirer des phénomènes émergents naturels qui ont permis durant des milliards d’années, le maintien de l’auto-organisation des êtres vivants. Il s’agit, en quelque sorte, d’un système économique bio-inspiré et non d’une application de la thermodynamique, de l’écologie et de la biologie à l’économie.

Notre orientation part du postulat qu’aucune espèce vivante, ni aucun écosystème n’utilise comme principe celui d’une croissance exponentielle infinie, à l’inverse, les écosystèmes tendent vers des “équilibres” dynamiques qui confluent à se modifier perpétuellement. Ces équilibres que les écologues nomment “climax” s’obtiennent lorsque les écosystèmes atteignent, après une succession écologique, un état globalement plus stable où l’énergie et la matière entrantes dans le système ne servent qu’à maintenir celui-ci en l’état.

 

Pour parvenir au dernier stade de la succession écologique et le maintenir, les écosystèmes ont besoin d’une entrée d’énergie et de matière, propre aux systèmes thermodynamiques ouverts. Et si vous n’avez aucune idée de ce que pourrait être un système thermodynamique ouvert, pas de panique, nous vous l’expliquons dans l’article suivant. 

CC BY-NC-ND 2.0 / 2019-2020 Ex Naturae ONG

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